Selon des médias locaux, le clan Jackson devait rencontrer dimanche le pasteur noir Al Sharpton, défenseur des droits civiques, pour discuter des funérailles de la pop star, décédée brutalement jeudi à Los Angeles.

Selon le révérend, la famille envisagerait d’organiser plusieurs cérémonies simultanées à travers le monde, pour répondre à l’immense intérêt suscité par la disparition du chanteur.

Le mystère reste entier, en revanche, sur les causes exactes de la mort.

Le deuxième entretien entre la police et le médecin de la star, Conrad Murray, vers qui sont dirigés tous les regards - il serait la dernière personne à avoir vu Michael Jackson en vie -n’aurait en effet apporté aucune «preuve flagrante» d’une quelconque responsabilité de sa part, selon le Los Angeles Times, citant des sources proches de l’enquête.

Des témoignages assuraient qu’il avait administré au chanteur, peu avant son décès jeudi, du Demerol, un puissant analgésique.

Le cardiologue a «clarifié certaines incohérences» concernant le décès de Jackson, a assuré la porte-parole du médecin, Miranda Sevcik, dans un communiqué publié tard samedi, sans plus de précisions.

«Les enquêteurs ont dit qu’il n’est d’aucune manière considéré comme un suspect et qu’il reste un témoin de cette tragédie», a-t-elle ajouté.

Quant à la seconde autopsie, demandée vendredi par la famille, elle a été réalisée samedi, selon le Los Angeles Times, mais les résultats ne sont pas connus.

Les résultats préliminaires de la première autopsie effectuée vendredi avaient permis d’écarter un acte criminel. Mais l’institut médico-légal avait précisé que les conclusions définitives, notamment les analyses toxicologiques, ne seraient pas connues avant «quatre ou six semaines».

L’ancienne gouvernante des enfants de Michael Jackson, Grace Rwaramba, a affirmé pour sa part dans la presse britannique avoir fait régulièrement des lavages d’estomac au chanteur pour le débarrasser des cocktails d’analgésiques qu’il prenait.

Dimanche, David Axelrod, principal conseiller de Barack Obama, a déclaré sur NBC que le président américain avait préféré écrire à la famille de Michael Jackson pour exprimer ses condoléances plutôt que de faire une déclaration publique.

Certains commentateurs s’étaient en effet étonnés de ce que M. Obama ne se prononce pas publiquement après le décès de l’artiste. «Le président a écrit à la famille et a partagé ce qu’il ressentait avec la famille», a indiqué M. Axelrod, ajoutant: «il a estimé que c’était la meilleure façon d’agir».

De par le monde, les hommages ont continué à affluer dimanche pour saluer la mémoire de la star.

A Paris, entre 1.000 et 2.000 personnes se sont rassemblées sous la Tour Eiffel pour danser le «moonwalk» et sur le «boulevard de la gloire» à Hollywood, de nombreux admirateurs défilaient toujours devant son étoile.

Selon le Los Angeles Times, Michael Jackson avait effectué mercredi soir à Los Angeles une répétition générale des concerts londoniens qui devaient marquer son grand retour en juillet. Il semblait, selon des témoins, en pleine forme, si ce n’est un problème passager de laryngite.