Grande figure de l’art contemporain, Michelangelo Pistoletto est l’un des cofondateurs du mouvement de l’Arte povera, véritable hymne à l’homme et à la nature, précurseur des idées de durabilité et de décroissance. Depuis plus de trente ans, le chantre du «troisième paradis» invite les artistes à se retrousser les manches pour transformer la société. Il s’est fixé pour cap d’inspirer de profonds changements en plaçant l’art en interaction avec toutes les sphères de l’activité humaine.

Il est également l’instigateur d’un formidable laboratoire du monde de demain: la Cittadellarte, située à Biella, dans le Piémont. L’automne dernier, il présentait à Paris – lors de la Nuit Blanche 2019 – une programmation artistique et solidaire sur l’art et l’environnement. Trois jours après avoir donné une master class à Sciences Po sur le thème: «Comment inspirer un changement social et responsable par l’art?»