Fiction TV

Mickey se prépare à la guerre des abonnements

Cette semaine, le nouvel opus «Star Wars» est sorti, et le groupe Disney a acheté les meilleures pièces de l’empire Fox, celles qui sont dédiées au cinéma et à la TV. En ligne de mire, la fiction payante. Notre chronique

Nous venons de vivre une semaine Disney. Mercredi sortait Star Wars: les Derniers Jedi, nouvel épisode de la saga piou-piou, qui installe son rythme biennal auprès de ses fans généreux. Puis jeudi, Disney confirmait l’achat des belles pièces du groupe Fox, ses activités cinéma et TV. L’auguste Rupert Murdoch ne gardera que sa chaîne d’info trumpienne chérie, et il répartit son vieil empire entre ses fils. L’un d’eux pourrait, un jour, commander Disney.

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Calcul stratégique

La dimension dynastique apparaît toutefois mineure. L’important est le calcul stratégique de Disney, qui met la main sur les films et les séries de Fox, ainsi que sur de nombreuses franchises liées aux superhéros de Marvel. Disney se dote ainsi d’une puissance de frappe considérable, avec un portefeuille de marques de divertissement déjà connues de par le monde.

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Pourtant, le diable réside dans les détails. Fox est actionnaire à 30% de la plateforme de vidéo en ligne Hulu; Disney, aussi. En acquérant les actifs fiction de Fox, Disney prendra le contrôle de Hulu, site peu connu en Europe, mais qui fait son chemin. Signalons que Hulu est mandataire et coproducteur, avec MGM, de The Handmaid’s Tale, l’une des séries marquantes de l’année, avec Elisabeth Moss dans une terrible dystopie inspirée par Margaret Atwood.

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L’abonnement au cœur des nouvelles stratégies commerciales

La vigueur de l’appétit de Disney pour la production de nouveaux films inscrits dans son portefeuille, ancien ou nouveau, ne fait aucun doute. Mais on voit bien comment les plaques tectoniques se déplacent peu à peu vers le petit écran, voire les mini-écrans.

Face au triomphe insolent de Netflix, Disney, comme d’autres, veut créer son canal à images délivrées en ligne. Et sur abonnement: car le cœur de ces nouvelles stratégies commerciales repose sur ce point, la quête d’une rente payée chaque mois par des clients qui se déclarent captifs. Dans cette guerre qui ne fait que commencer, cette semaine, Disney a ajouté quelques cartes à sa main.

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