A Marseille, en ce matin de fin décembre, la lumière est grise. A travers la fenêtre de l’ordinateur, apercevant un paysage blanc derrière la journaliste en Suisse, Mika Biermann s’exclame: «La neige! La seule chose qui me manque ici! Il m’arrive encore de prendre la voiture et de rouler trois heures jusqu’aux Alpes rien que pour sentir l’odeur de la neige.» Il y a quarante ans que cet Allemand a choisi le sud. C’est en français qu’il est devenu écrivain, comme en témoigne une œuvre qui se balade joyeusement entre les genres: le récit d’aventures, Un Blanc; le western, Booming; le péplum, Roi; la saga familiale, Sangs. Elle lui vaut des fans inconditionnels.

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