Critique

La milonga de l’adolescence désœuvrée

«Abrir Puertas y Ventanas», de Milagros Mumenthaler

C’est la fin de l’été, à Buenos Aires. Trois sœurs traînent en slip dans la maison de feu leur grand-mère. Sofia, Violeta et Marina écoutent des chansons, se vautrent sur les canapés et les lits, flirtent avec le voisin, sortent des meubles, se querellent et les puertas de claquer plus fort qu’elles ne s’ouvrent. Un jour Violeta fait sa valise et se tire. Il ne reste que deux sœurs, mais le spectateur moyen reste infichu de les distinguer l’une de l’autre et, pour être franc, il ne s’en donne pas trop la peine.

Le film de Milagros Mumenthaler, née en Argentine, grandie en Suisse, et retournée faire des études de cinéma dans son pays natal, peut se targuer d’indéniables qualités plastiques. Mais il ne s’y passe rien, on ne sent jamais le deuil, juste un désœuvrement d’adolescente gâtée. (Compétition internationale)

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