Existe-t-il, quelque part dans l’Univers, une Terre de substitution, une planète viable qui pourrait accueillir l’espèce humaine, qui a réussi l’exploit de détruire son habitat et d’en épuiser les ressources en un temps record? Cette question est devenue, depuis l’avènement de l’anthropocène, le cœur de nombreux récits de science-fiction. Abordée notamment par Christopher Nolan dans Interstellar (2014), la voici empoignée par George Clooney dans sa septième réalisation, Minuit dans l’Univers, adaptée d’un roman publié en 2016 par Lily Brooks-Dalton, et fraîchement disponible en français.

L’acteur et cinéaste y incarne Augustine Lofthouse, un scientifique qui a passé sa vie à traquer des planètes habitables. L’histoire se déroule en 2049, dans un monde post-apocalyptique – une catastrophe indéterminée a rendu la Terre en grande partie inhabitable et éradiqué l’essentiel de l’humanité. Alors qu’un groupe de survivants évacue une base arctique, Lofthouse décide d’y rester afin d’alerter l’équipage du vaisseau spatial Æther, qui après avoir exploré K-23, une lune accueillante située dans la région de Jupiter, a entamé son voyage retour. Il aimerait les dissuader de revenir sur cette Terre définitivement hors d’usage.