Cinéma

«Mjólk, la guerre du lait»: règlements de comptes dans la crémerie

Au cœur de la sombre Islande, une fermière se dresse contre un syndicat corrompu. Un film âpre et sombre

Pour faire tourner l’exploitation laitière plantée au milieu de nulle part, Inga fait des journées de vingt-quatre heures. La situation se tend encore après le décès de son mari. Mais cette sortie de route est-elle accidentelle ou camoufle-t-elle le suicide d’un homme qui a trahi sa communauté en servant d’informateur à la toute-puissante coopérative agricole?

Fondé en 1893 pour contrôler le marché, le syndicat ressemble désormais au monstre qu’il était censé combattre, exerçant pressions, chantages et boycott des récalcitrants. Inga n’est pas du genre à se laisser intimider par ceux qui viennent l’insulter sous le couvert de la nuit. Elle part en guerre contre les profiteurs, emplâtre de fumier le pare-brise d’un nervi et arrose de lait la façade de la coopérative…