Juillet 1936. Marianne Laufer, une Vaudoise de 17 ans, s’en va faire un séjour linguistique à Francfort, dans une Allemagne qui a plébiscité Adolf Hitler comme chancelier. A Lausanne, elle fréquente l’Ecole Vinet, fait partie de ce que l’on nomme communément «les bonnes familles». C’est l’épouse d’un pasteur proche des Laufer qui la met en relation avec les Holz, famille allemande aisée, moderne, avec belle maison, voiture Adler et permis de conduire pour la mère et la fille, ce qui à l’époque est chose rare. Marianne décide de tenir sur place un Tagebuch pour consigner ses souvenirs. Les Editions Ethno-Doc à Lausanne, dirigées par des historiens et des archivistes, viennent de publier La Guerre, aussi bien demain que dans cinq ans!, extraits de ce journal intime tenu dans une Allemagne en cours de nazification.