Les rides du front d’Olivier Gourmet sont passionnantes. On se perd dans ces entrelacs qui racontent une vie, avec discrétion, mais qui s’affichent pourtant fièrement, là, au-dessus du regard souvent sombre. On se surprend à vouloir une app des ridules d’Olivier Gourmet, pour s’y promener, tenter de comprendre les chemins qu’elles dessinent.

C’est cette poétique épidermique de l’âge et des épreuves qu’apporte le comédien dans Moloch, la série dévoilée ces temps par Arte. Dans une ville portuaire du Nord, non précisée, des gens commencent à prendre feu. A l’étage supérieur d’un centre administratif et commercial, un homme se courbe, de la fumée sort de son costume, puis il s’embrase. Idem pour une mère de famille dans un parc de jeu. Puis un gérant de supermarché, sur le parking de son bâtiment. Là, plus tard, la marque Moloch apparaît.