Critique

Tout le monde il est sympa

«Bachir Lazhar», de Philippe Falardeau

Comme Fernand Melgar avec Vol spécial ou Aki Kaurismäki avec Le Havre, Philippe Falardeau aborde le thème de l’immigration. Ni documentaire poignant, ni comédie décalée, Bachir Lazhar se réclame de la comédie éducative œcuménique.

Ça commence comme une chanson de Charlebois: Martine Lachance, l’a pas eu de chance, s’a pendue dans sa classroom. On espère que les élèves ne sont pas traumatisés. Il faut aussi repourvoir le poste. Bachir Lazhar se présente spontanément. La directrice le nomme comme remplaçant. Il vient d’Algérie, et ses méthodes d’enseignement ne sont pas orthodoxes, mais les enfants l’adorent. Ils font des progrès et surtout ils exorcisent le drame. Quant à lui, sa demande d’asile est acceptée.

Ça se termine comme une chanson d’Hugues Aufray: «Adieu M. le professeur On ne vous oubliera jamais» (air connu). Les Québécois ont tendance à arroser leurs films de bons sentiments comme leurs pancakes de sirop d’érable. Là c’est triple couche, avec mots d’enfants, flirt platonique et violettes en pot. Le public de la Piazza a adoré. Tabarnak! (Piazza Grande)

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