Une photo d’hommes qui jouent sur une rivière glacée. Il s’agit, avec des osselets, de renverser une petite poupée distante de presque 100 mètres. Une forme de curling version Mongolie, selon Pascal Gertsch. Un sport qui n’est pas à la portée de tout le monde, surtout d’un non-natif du pays de Gengis Khan. Pascal Gertsch vit à Courtepin dans le canton de Fribourg. Depuis 2012, il arpente la Mongolie, tous les ans, des mois durant. Un coup de foudre, une étreinte, dit-il.

Médecin à la retraite, il est allé offrir ses soins au Burkina Faso. En Mongolie, il a acheminé du matériel médical et a beaucoup photographié. Premier ouvrage en 2016, Mongolie mon amour. Paysage de dunes, de lacs, la terre jaune, la neige, les petites maisons comme des morceaux d’astres habités, des missionnaires tibétains, des hommes à cheval, des enfants en âne, les troupeaux de chameaux. Pays de 3 millions d’habitants et trois fois grand comme la France. Son deuxième ouvrage, qui vient de paraître, chemine en hiver, «saison qui ne ressemble à rien, il y a peu de neige, la pollution lumineuse est inexistante et on croit toucher les étoiles».