C’est à son père que l’autrice adresse son récit, «en lieu et place d’une conversation», par un tutoiement qui révèle la profonde affection d’une fille pour son père, son amour pour cet être que l’on devine digne et discret. Marek Sznajderman est le seul survivant d’une famille juive décimée par la Shoah. Il a assisté à l’assassinat de sa mère dans un pogrom, perdu son père et son frère dans le ghetto de Varsovie, avant de connaître les camps de la mort. «Ce livre est né de son silence. Mon père fait partie de ceux qui se taisent.»