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Monique Saint-Hélier, la vie et l'écriture dans Paris occupé

Le Centre des littératures en Suisse romande et les Editions de l’Aire publient un beau coffret de 18 cahiers, fruit d’un long travail

Connue sous son nom de plume de Monique Saint-Hélier, Berthe Eimann naît à La Chaux-de-Fonds en 1895. Elle se lie avec un étudiant en théologie, Blaise Briod, et devient la secrétaire de Gonzague de Reynold. En 1918, Briod et elle se marient et se convertissent au catholicisme. En 1920, la santé de Monique Saint-Hélier se dégrade: elle ne se remettra jamais. Un mal psychosomatique qui lui permet d’exercer sa volonté de contrôle sur son entourage? Certains, dont son ancien ami Jean-Rodolphe de Salis, l’affirment. En 1923, elle fait la connaissance de Rilke, avec lequel elle entretient une correspondance. Cette relation qui compte beaucoup pour elle lui ouvre le cercle des rilkéens français. Elle entreprend de peindre.

En 1926, le couple s’installe à Paris. Gonzague de Reynold obtient un poste pour Briod à l’Institut international de coopération intellectuelle (IICI). La santé de Monique Saint-Hélier empire, elle est désormais alitée, renonce à la peinture et se consacre à l’écriture. En 1932 paraît La cage aux rêves, chez Corrêa, puis, en 1934, Bois-Mort, chez Grasset, est sélectionné pour le Femina, non sans controverse.