Le livre, d’une étonnante souplesse quand on le plie légèrement, produit un délicieux grincement. C’est presque un générique; les textes aussi grincent avec leurs personnages souvent peu reluisants, méchants, inconséquents, pusillanimes et parfois cruels. Disons qu’ils grincent comme la réalité quand il faut s’en accommoder, vaille que vaille, parce qu’elle est ce qu’elle est et rarement ce qu’on aimerait qu’elle soit.