Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
En 1976, André Courrèges mettait en valeur les jambes des fillse
© STAFF

Mode

Mort d’André Courrèges, couturier de la minijupe et du blanc

Souffrant de la maladie de Parkinson, le créateur est décédé jeudi à l’âge de 92 ans

Son père l’encourageait à devenir ingénieur. Né à Pau en 1932, André Courrèges a préféré mettre son nom au service de la mode. Créateur star des années 1960-1970, le styliste est décédé jeudi dans sa maison près de Paris après avoir longtemps combattu la maladie de Parkinson.

C’est pourtant vers l’architecture que ce fils de majordome se tourne d’abord. Avant de partir à Paris en 1940, où il apprend la mode dans l’atelier de Cristóbal Balenciaga, chez qui il va reste près de 11 ans.

De l’architecture, André Courrèges va garder le côté construit de ses vêtements qu’il produit sous son propre label depuis 1961. Une passion dont il va hériter du surnom du «Corbusier de la haute couture.» Les années 60 sont celles de la réinvention et de la jeunesse qui veut changer le monde. La société rêve de liberté et d’horizon lointain. Courrèges imagine des tenues minimalistes et géométriques, des combinaisons pour «modeux» intersidéraux chaussés de bottes en vinyle. Mais c’est le blanc, sa couleur fétiche, qui sert au créateur de fil rouge. Ligné ou à damier, elle lui permet de transformer les courbes de la silhouette en support graphique. 

Retour sur les podiums

Aux femmes qui veulent des habits simples et faciles à porter, sans plus subir le diktat du corset et des talons hauts, Courrèges offre des pantacourts et la minijupe. Ou, plutôt, il va amener à la haute couture cet accessoire créé à l’origine par l’Anglaise Mary Quant.

En 1994, André Courrèges laissait la gestion de sa marque à sa cofondatrice, sa femme Coqueline, pour s’adonner à la peinture et à la sculpture. Le label était finalement vendu en 2011 à un duo de publicitaires: Jacques Bungert et Frédéric Torloting. En septembre 2014, Courrèges remontait sur les podiums de la Fashion Week de Paris après plus de treize ans d’absence. Sébastien Meyer et Arnaud Vaillant, les deux nouveaux et très jeunes directeurs artistiques, proposaient alors une collection printemps-été 2016 d’une quinzaine de pièces avec des minijupes, pantalons et robes archicourtes à boutons-pressions dans des coloris rouge, argenté et blanc bien sûr. Un hommage en avance.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo culture

Comment faire peur au cinéma?

Du «Voyage sur la Lune» à «La nonne» en passant par le «Projet blair witch»: comment le film d'épouvante est-il né et comment ses codes ont-ils évolué au fil du temps? Décryptage en images

Comment faire peur au cinéma?

n/a