Dans les rues de Neuchâtel, une jeune femme tombe amoureuse d’une femme plus âgée. Aude, presque une adolescente encore, ne se sent pas vivante jusqu’à ce qu’elle croise le chemin de Gabrielle, la mystérieuse, l’ensorcelante, d’une tendresse presque violente. Mais écrire «tombe amoureuse», c’est déjà trahir. Toute la finesse de ce roman d’Anne-Lise Grobéty est de dépeindre l’ambiguïté, la fluidité de sentiments qui ne se nomment pas, ne se définissent pas de l’extérieur. Pour mourir en février fit connaître Anne-Lise Grobéty (née à La Chaux-de-Fonds en 1949, disparue en 2010). Ce premier récit coup de poing, distingué par le Prix Georges-Nicole en 1969, fut publié l’année suivante aux Cahiers de la Renaissance vaudoise. Disponible en poche (Campoche), il est à (re) découvrir absolument.