La mule reçoit un accueil mitigé aux Etats-Unis. Aux aficionados de Clint Eastwood qui crient au génie et saluent son jeu d’acteur se mêlent des esprits plus critiques, qui reprochent au scénariste Nick Schenk d’être caricatural quand il dépeint l’identité raciale, ethnique ou même sexuelle des personnages.

Des Mexicains menaçants

Un film «pas particulièrement bon, souvent offensant mais aussi très divertissant et volontairement pervers», résume le New York Times. C’est ce journal qui a publié la vraie histoire, celle de Leo Sharp, dont s’est inspiré le film. La critique la plus virulente vient de Vox, pour lequel La mule est d’une «platitude exaspérante». «Trop souvent, le film donne l’impression d’avoir été bâclé, d’être le cul entre deux chaises, sans le scénario soigné dont il aurait tant besoin. Cela n’est nulle part aussi évident que dans la manière dont les personnages sont dépeints», souligne le journal. Vox lui reconnaît une «résonance émotionnelle», mais dénonce son caractère «inauthentique».