Ces cent ans sont l’occasion d’un travail d’introspection, a relevé mardi devant la presse le directeur du musée Jean-Yves Marin. Ce dernier veut profiter des célébrations pour donner un nouvel élan à l’institution, faire découvrir aux Genevois la richesse des collections et reconquérir un public touristique devenu plus rare. Projection sur l’avenir

Le centenaire permettra aussi de penser à l’avenir, avec le projet d’extension du musée de l’architecte Jean Nouvel. L’idée séduit les autorités. Le conseiller administratif de la Ville de Genève Patrice Mugny souhaiterait toutefois qu’elle fasse l’objet d’un référendum pour avoir «un débat démocratique».

De nombreuses manifestations marqueront l’année anniversaire. Cent rencontres de toutes sortes sont au programme. Certaines mélangent les genres, avec du théâtre, de la musique ou de la littérature. Des colloques, des conférences, des démonstrations et des visites guidées compléteront l’offre.

L’envers du décor

La face cachée du musée sera exceptionnellement dévoilée. Le public pourra découvrir des secteurs peu connus, comme le laboratoire ou l’atelier de restauration, a fait savoir la directrice adjointe de l’institution Nathalie Chaix. Environ 30 métiers sont représentés au sein du musée.

Une exposition permettra par ailleurs de tout savoir sur l’histoire du musée et proposera une vision originale de l’institution et de ses coulisses. Au mois d’octobre s’ouvrira ensuite une exposition consacrée aux arts appliqués à Genève. Elle montrera l’expertise genevoise dans ce domaine au moment de la création du musée.

Reflet de Genève

Bien que le Musée d’art et d’histoire de Genève ait une vocation universelle, son nouveau directeur tient aussi à ancrer l’institution dans le paysage régional. Cet aspect est à ses yeux fondamental. «On part de Genève et on élargit par cercles concentriques vers la culture universelle», a-t-il expliqué.

Le Musée d’art et d’histoire de Genève a été inauguré le 15 octobre 1910. Il a été créé pour rassembler les collections d’œuvres d’art et d’objets archéologiques éparpillées jusqu’alors. Le chantier aura duré sept ans. Le bâtiment est l’œuvre de l’architecte genevois Marc Camoletti, également concepteur du Victoria Hall.