Vienne, mercredi 8 décembre 1813. Une soirée de décembre glaciale, un contexte politique brûlant. Les défaites récentes des troupes napoléoniennes en Europe annoncent après dix ans de troubles militaires la fin de la domination française. Ce soir-là, le public viennois se presse à l’université de la capitale autrichienne. Ludwig van Beethoven doit y diriger lui-même deux nouvelles pièces: sa 7e Symphonie, suivie de La Victoire de Wellington. Déconsidérée aujourd’hui, c’est pourtant cette dernière œuvre qui, il y a 209 ans, enflammait le public.