«L’Empereur désire que les belles-lettres partagent, sous son règne, l’impulsion donnée à tout ce qui est grand. […] Qu’à la voix d’un prince généreux s’allume dans l’âme des écrivains la flamme créatrice de toutes les grandes conceptions.» Le 24 août 1807, l’empereur Napoléon 1er s’adresse par écrit au Corps législatif, cette assemblée de 300 membres d’une totale servilité à son égard. Le propos impérial est limpide: l’heure est venue de tisser la légende de celui qui, au mois de juin de cette même année, vient de conclure, sur le fleuve Niémen, un accord de paix supposé durable avec le tsar Alexandre 1er.

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