Contacté par Le Temps, l’avocat du cinéaste Roman Polanski à Paris, Hervé Temime, s’explique sur la situation de son client: «On va voir dans les jours qui viennent le sort qui sera réservé à notre demande de remise en liberté. Si elle était rejetée, on ferait un recours. Là où je suis d’accord avec les Suisses, c’est qu’ils devaient exécuter le mandat d’arrêt. Les conditions d’exécution – attendre qu’il soit convié à un festival pour l’arrêter – sont en revanche d’une élégance discutable.»

«Je ne fais aucun reproche à la Suisse, aucun. Simplement, il est faux de dire que les autorités ne savaient pas que Roman Polanski était à Gstaad : il a participé à de très nombreuses réunions publiques ces dernières années. J’espère qu’il y a en Suisse des juges indépendants des Etats-Unis. On a la possibilité de le libérer sous conditions. C’est ce qui serait juste.»

«Mon client a un amour profond pour la Suisse. Pour lui, elle a été une terre d’accueil. Il est choqué, mais il espère que les juges suisses prendront la bonne décision.»