Rendez-vous a été pris au Volkshaus, un beau café chargé d’histoire. Depuis quinze ans qu’elle vit à Zurich, Nedjma Kacimi y a ses habitudes. Après l’Inde, le Mozambique et le Mali, elle n’avait pas prévu de quitter sa vie voyageuse pour cette ville dont elle ne parlait pas la langue, où elle ne connaissait personne. «Je me suis retrouvée femme au foyer, sans pouvoir travailler à l’extérieur, avec un mari absent. Pour moi, cette vie de bac à sable était impensable. Mais je ne le regrette pas.»