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Netflix imite même la BBC

Une série sur la planète, filmée de longue haleine, avec un commentaire de David Attenborough? La BBC l'a fait, Netflix va le refaire

Netflix a réussi, une fois encore, à faire l’actualité cette semaine. Jusqu’à avoir comme publicitaire principal rien moins que le prince William, à Davos.

D’abord, le réseau a pu fêter la sélection pour les Oscars, où Roma, produit par le diffuseur en ligne, figure dans dix catégories. Après un parcours triomphal dans les festivals, le film d’Alfonso Cuaron semble assuré de grappiller quelques statuettes.

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Plus en coulisses, la société cocréée par Reed Hastings a été admise dans la MPAA, le puissant lobby d’Hollywood, qui comprend les six principaux studios, comme Disney, Fox ou Warner. C’est la première fois qu’une entité non cinématographique, au sens historico-pelliculaire du terme, entre dans l’association. Encore un adoubement.

Une promotion à Davos

Puis il y a eu cet échange sur une scène du Forum économique mondial, entre le prince William et le naturaliste David Attenborough. Tous deux discutaient de la planète en général, et de la prochaine grande série documentaire de Netflix en particulier. Production d’envergure, tournée pendant quatre ans dans 50 pays, de l’Arctique à la jungle en passant par les profondeurs, en huit épisodes, Notre Terre sera dévoilée le 5 avril. Elle a pour mission de montrer «cette planète pleine de merveilles, qui nous relie tous, et que nous appelons notre maison», selon la bande-annonce.

Sur les pas de la vénérable «tante»

C’est bien dans l’air du temps. Toutefois, des images de la planète, un commentaire dit par David Attenborough, cela ne rappelle-t-il pas quelque chose aux plus de 20 ans? Oui; c’est le projet et le générique de la BBC depuis 2006 et le lancement de Planet Earth, qui a été suivie de plusieurs déclinaisons. La compagnie sise à Los Gatos emboîte le pas à la vénérable «tante» anglaise, avec une imagerie qui paraît fort proche.

Netflix n’a lancé ses contenus propres que depuis 2013, et tout se passe comme si Reed Hastings voulait cocher toutes les cases, au plus vite, dans une course folle à la reconnaissance pour les formes les plus classiques de la création audiovisuelle. Dans le cas de Notre Planète, la redite semble inévitable, mais il fallait sans doute cette catégorie-là aussi au tableau de chasse des Californiens.

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