chronique

Netflix ou la mangeoire mondiale

OPINION. D’où vient que certaines personnes, bien formées et critiques par ailleurs, s’en remettent à Netflix pour la totalité de leurs découvertes en séries? Comme monsieur et bobonne rivés devant TF1 dans les années 1980? Une sidération discutable, qui risque de ne pas durer

Rien à faire, l’obnubilation de certains face à Netflix m’étonne toujours. Même, elle me navre un peu. Présent sous nos latitudes depuis moins de cinq ans, le diffuseur web a pris une sidérante importance dans la vie des gens. Il n’a pourtant pas le monopole sur la vidéo en ligne, ne l’a jamais eu. Mais sa domination impressionne au point d’inquiéter – quoiqu’elle ne devrait pas durer.

Comprenons-nous, je n’ai rien contre Netflix. Le Temps n’a pas tardé à louer les réussites parmi ses séries originales, naguère Orange Is The New Black et surtout Narcos. Je viens d’engloutir en une journée Sex Education, sympathique fiction ado qui vaut mieux que son titre. Je ne compte pas les heures passées en magnifiques découvertes grâce au groupe de Reed Hastings.