audiovisuel

Netflix, le triomphe avant la vraie guerre

Cette semaine, le groupe de streaming a surpris tout le monde en annonçant des résultats largement supérieurs aux prévisions. Une réserve en vue de la bataille qui s'annonce en 2019

Dans le village global de la fiction TV, l’annonce de la semaine a surpris tout le monde. Détaillant ses résultats trimestriels, Netflix a indiqué avoir gagné, entre juin et septembre, 7 millions d’abonnés supplémentaires. C’est 30% de plus que le consensus des prévisions (!).

Même sur le marché américain, donné comme saturé, le diffuseur web a conquis un peu plus d’un million de nouveaux fidèles. La croissance viendra toutefois toujours plus de l’international. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars pendant ces trois mois, avec un bénéfice de 10% de cette somme.

Au sujet des résultats du trimestre: Netflix renoue avec une forte croissance des abonnés et rassure les investisseurs

Les acteurs du marché qui vont venir

Certes, le groupe continue de s’endetter, et son ardoise demeure élevée. Mais la bonne forme du producteur d’Orange is the New Black consolide sa position avant que ne commence la guerre totale. Pour l’heure, outre les diffuseurs privés nationaux, la compagnie de Reed Hastings ferraille surtout avec Amazon pour ce qui est de l’échiquier mondial. L’année prochaine, Apple et Disney se jetteront dans la mêlée.

On a appris récemment que Time Warner pense faire de même. Ce qui devrait notamment provoquer le retrait de Friends dans les tuyaux de Netflix, puisque c’est une série sous pavillon Warner – au reste, comme The Big Bang Theory. Time Warner possédera d’emblée une force de frappe impressionnante, grâce au catalogue HBO, qui va des Sopranos à Succession.

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Dans ce contexte, Netflix joue la montre. Son investissement dans la production propre ou les achats, de 8 milliards de dollars cette année, est colossal. L’énormité de la mise illustre la stratégie de Netflix, lequel cherche toujours à produire les contenus (fictions, documentaires, etc.) qui retiennent ses clients.

Il s’agit de s’assurer la préséance des discussions à la cafétéria, que la matière à papoter provienne toujours des séries fournies par ce service-là et pas un autre. En dépit de tous ces efforts, l’année prochaine, les débats porteront d’abord sur la vertigineuse fragmentation de l’offre.

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