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Quand le «New York Times» découvre Genève

Le prestigieux quotidien américain propose un circuit genevois de 36 heures, qui donne une idée assez juste de la diversité de la ville internationale

Ce n’est pas Paris ou Rome, pas une de ces «mégastars» du tourisme européen, pose d’entrée le journal. Mais Genève a une place à part sur le Vieux Continent et mérite au moins qu’on y passe «36 hours». C’est le New York Times qui le dit.

Lire l’article original: 36 Hours in Geneva

Après avoir invité les Américains au voyage à Syracuse ou encore à Saint-Malo, le quotidien états-unien pose donc ses bagages dans la «capitale de la paix». Et propose un circuit qui, agréable surprise, s’éloigne des clichés – le Jet d’eau, l’horloge fleurie – et embrasse les différentes nuances de la ville.

Alors, bien sûr, il y a les incontournables. Les artères commerçantes de Carouge, «ce quartier élégant construit comme une ville à part entière, doté d’une architecture néoclassique et d’un réseau de rues bien planifié». Les bords du Léman et les bains des Pâquis, où les Suisses s’immergent tous en tenue d’Eve ou d’Adam. A tel point, selon le New York Times, que porter un maillot vous condamne à être immédiatement identifié comme un touriste. Tout comme commander une fondue par temps chaud, ajoute le journaliste. On sera moins catégorique, au moins sur la nudité helvétique généralisée.

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Mais l’auteur encourage aussi ses lecteurs à découvrir d’autres aspects de Genève: le quartier international autour du Palais des Nations, «l’émouvant» Musée de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Jardin botanique… Et rend hommage à la diaspora portugaise locale, en proposant un «breakfast à la portugaise» (en franglais dans le texte) composé de pastels de nata, histoire de se téléporter à Lisbonne l’espace de quelques bouchées. De quoi bien occuper son estomac et son week-end.

On appréciera que le New York Times porte un regard pertinent sur Genève et ait bien saisi l’esprit international et la diversité de la ville. Si l’on avait mauvais esprit, on serait presque tenté d’être déçu de ne pas voir des Américains sombrer dans les clichés…

«Mieux vaut traverser la frontière»

Heureusement, la section «Commentaires» de l’article est là et les internautes rivalisent de formules pour raconter l’ennui monumental ressenti lors de leur passage dans la cité romande. Sous le pseudonyme de «VS», quelqu’un tire le premier: «Genève, la ville où chaque jour est comme un dimanche…» «Hoping for Better» renchérit: «La première fois que je suis venu, c’était en hiver. Ce n’était vraiment pas impressionnant. Le meilleur moment, c’était le train depuis Grenoble et la traversée des Alpes. Puis j’y suis retourné en juillet… Toujours pas impressionnant.» Du coup, «Not in Switzerland anymore» (sic) se permet un petit conseil: «Genève est tellement statique! Il vaut mieux traverser la frontière, une fois en France tout reprend vie!» Une mauvaise expérience, ça arrive, après tout. Et puis, quelle idée de commander une fondue en juillet, aussi!

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