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Erling (Aksel Hennie), dans l’imagerie du générique.
© NRK

fiction tv

«Nobel», série TV qui plonge dans le bourbier géopolitique afghan

Canal + dévoile une série norvégienne qui raconte les conséquences, à Oslo, d’actions menées par des soldats en Afghanistan. Une proposition originale

L’enfant demande: «La guerre, elle est aussi ici?» Le père, Erling (Aksel Hennie), répond: «Non.» C’est la première fois qu’il lui ment. Scène forte, parmi d’autres, de Nobel, série norvégienne d’une grande originalité, que Canal + montre ces jours et propose sur MyCanal. Erling est un militaire qui revient d’Afghanistan.

Là-bas, le contingent norvégien a eu maille à partir avec un potentat local, responsable de la mort de l’un des militaires. Sur un ordre à l’origine incertaine, Erling tue cet homme, qui se trouvait à Oslo pour une affaire de contrat pétrolier. Or la Norvège est elle aussi sur les rangs pour un développement en Afghanistan, autour de l’or noir…

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La guerre à la maison

Et donc, oui, la guerre arrive sur le sol du pays du Nord. Les doutes se multiplient, d’abord sur l’identité de la personne qui a indiqué la présence de l’Afghan à Erling.

Les auteurs norvégiens n’ont décidément pas peur d’aborder des thèmes ou des registres délicats. Le ton mafieux décalé avec Lilyhammer, les facettes de l’écrasement politique et militaire avec Occupied, le thriller économico-médiatique dans Mammon: ces dernières années, le pays a multiplié les propositions inédites. Nobel apporte une touche supplémentaire, avec cette fiction militaire et politique.

A propos de «Mammon»: Une perle norvégienne de suspense politico-économique

Des sables aux bureaux

La série constitue déjà une belle histoire de soldat tiraillé – d’autant que la femme d’Erling travaille pour le ministre concerné par ces manœuvres. Les scénaristes Mette M. Bølstad et Stephen Uhlander jouent sur les deux tableaux, les sables orientaux et les couloirs feutrés de la capitale scandinave. Ils façonnent une histoire nourrie par les conséquences des opérations menées au loin et les intérêts des pays, petits et grands, qui lorgnent le futur marché qui s’ouvrira.

Les tensions entre le personnage central et sa femme illustrent celles du terrain, et celles des ministères. La guerre s’amène à la maison, parce qu’elle est dans tous les esprits et toutes les stratégies nationales. Voilà la force de Nobel, qui, de surcroît, s’achève sur un époustouflant huitième et dernier épisode.

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