Le diable s’habille en Gucci et il s’appelle Patrizia Reggiani. Cette brune volcanique aux airs de Liz Taylor déjà couverte de fourrures par papa n’affectionnait que le luxe et trouva l’occasion idéale de s’y épanouir en épousant Maurizio Gucci, petit-fils du fondateur de la griffe, en 1972. Douze années de jet-set et de pouvoir, à jouer les éminences grises d’un époux plongé dans les rivalités familiales et accaparé par une griffe à faire flamboyer. Mais les rêves de Patrizia, «la plus Gucci de tous» selon ses mots, volent en éclats quand Maurizio la quitte pour une jeune décoratrice, en 1985. Puis revend la marque quelques années plus tard. La rancœur pousse l’éconduite à commanditer le meurtre de son ex, en 1995.