Classique

Nomination à l’OSR, mode d’emploi

Les musiciens consultés, mais pas souverains

On se rappelle l’indignation de certains membres de l’Orchestre de la Suisse romande, en janvier dernier, lorsque le conseil de fondation leur proposait une candidature unique et sans consultation préalable pour remplacer Marek Janowski. Ce dernier exprimait le souhait de partir en 2012, soit trois ans avant la fin officielle de son mandat.

C’est sur la venue du chef Bertrand de Billy que les musiciens devaient se prononcer. Un vote sous tension, qui n’aboutira finalement pas puisque les négociations avec de Billy ont tourné court. Il souhaitait un droit de veto sur les chefs invités à diriger l’OSR à l’opéra, demande à laquelle le conseil de fondation n’a pas accédé.

Une décision d’ici à l’été

Tout est donc à recommencer pour l’administrateur général Steve Roger. «Nous avons opté pour une modification de la démarche de recrutement afin qu’elle convienne à tous, explique-t-il. La décision finale revient à la Fondation, mais les musiciens seront très impliqués.» Concrètement, une commission ad hoc est nommée, composée de quatre musiciens issus de l’orchestre, et de quatre membres de l’administration. L’ensemble des musiciens est sollicité pour proposer ses choix et ses envies.

«La commission va analyser ces choix, y ajouter les siens, et établir une liste commune dans laquelle elle désignera un candidat à approcher.» Côté calendrier, Steve Roger pense «présenter d’ici à l’été quelqu’un avec qui on aura pu négocier». Reste à savoir dans quelle mesure les musiciens auront la possibilité de voter une fois atteint ce stade. «La procédure finale est encore en discussion.»

Publicité