classique & opéras

Nos coups de cœur 2010

Le palmarès des meilleurs disques par nos critiques

Les choix de Jonas Pulver

1) Mozart: La Flûte enchan tée. René Jacobs, Akademie für alte Musik Berlin (Harmonia mundi/Musicora). Le chef flamand fait parler la musique et chanter les mots.

2) Schumann: Humoreske, Chants de l’Aube, etc. Piotr Anderszewski (Virgin/EMI). Le pianiste polono-hongrois consume émotion et folie sans se brûler les doigts.

3) Strauss: Une Symphonie alpestre. Philippe Jordan, Orchestre de l’Opéra national de Paris (Naïve/Musik­vertrieb). Plutôt que transpirer, le chef suisse, très fluide, préfère planer.

4) Brahms: Variations sur un thème de Haendel, Rhapsodies op. 79, etc. Murray Perahia (Sony Classical/Sony Music). Le pianiste américain fait preuve d’une ampleur surprenante, tout en carrure et en poigne.

5) Vittorio Grigolo: The Italian Tenor (RCA Red Seal/Sony Classical). Un programme très convenu, mais un lyrisme organique à souhait. A suivre.

Les choix de Julian Sykes

1) Szymanowski: Concerto pour violon No 1, etc. Pierre Boulez, Christian Tetzlaff (Deutsche Grammophon/Universal). Le chef français profite des teintes chatoyantes des Wiener Philharmoniker pour rendre toute sa richesse d’évocation à la musique de Szymanowski.

2) Jonas Kaufmann: Verismo Arias (Decca/Universal). Le grand ténor du moment se mesure au répertoire vériste avec la fougue et la nuance qui le caractérisent.

3) César Franck. Bertrand Chamayou (Naïve/Musikvertrieb). Le pianiste français marie raison et émotion.

4) Bach: Motets. Masaaki Suzuki (BIS/Musikvertrieb). Le chef japonais s’appuie sur les voix déliées du Bach Collegium Japan: les motets se parent de couleurs tour à tour lumineuses et soyeuses.

5) Puer natus est. Stile antico (Harmonia mundi/h.m.-musicora). Disque a cappella consacré à Tallis et à la Renaissance anglaise, on est porté vers les sphères.

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