spectacles

Nos coups de cœur 2010

Nos critiques Marie-Pierre Genecand et Alexandre Demidoff ont sélectionné 20 spectacles

Les choix de Marie-Pierre Genecand

1 ) Les Naufragés du fol espoir. La nouvelle fresque monument d’Ariane Mnouchkine, à la Cartoucherie de Vincennes. La naissance du cinéma et des utopies socialistes.

2) Sideways Rain. Le dernier spectacle du chorégraphe Guilherme Botelho, au Festival de La Bâtie à Genève en septembre. Une course vers l’abîme.

3) L’Ecole des femmes. Le directeur du Théâtre de Carouge Jean Liermier empoigne Molière. Classique mais tellement intelligent.

4) Hamlet. Le metteur en scène Eric Salama dirige une troupe d’actrices au service de Shakespeare. Une version joyeuse et ironique au Théâtre de l’Orangerie à Genève.

5) Silo 8. La Karl’s kühne Gassenschau fait le bonheur de dizaines de milliers de spectateurs dans une carrière à Saint-Triphon. Une vision pétaradante de la vieillesse.

6) Du mariage au divorce. Quatre petites pièces de Feydeau montées par le Français Alain Françon, présentées au Théâtre de Bonlieu, à Annecy. Juste le bonheur.

7) Les Chaises. Luc Bondy s’empare d’Eugène Ionesco à Vidy en novembre. Une lecture inventive et joyeuse.

8) Bolivar, fragments d’un rêve. Omar Porras le Colombien revient aux sources. Présentée au Forum Meyrin, puis en tournée, sa fresque touche les Sud-Américains et les autres.

9) Richard III. Le metteur en scène genevois Valentin Rossier guide au Théâtre du Loup à Genève Karim Barras dans le rôle-titre. La force d’une progression à froid.

10) L’Usage du monde. En inventeur insatiable, le Genevois Dorian Rossel conserve la qualité d’étonnement poétique du récit de Nicolas Bouvier.

Les choix d’Alexandre Demidoff

1) Philoctète. Laurent Terzieff au Théâtre de Carouge en février ou la douleur d’un homme blessé. Son dernier rôle, un requiem au nom de Sophocle.

2) Gardenia . Au Festival d’Avignon, de vrais travestis à la petite semaine se racontent en déshabillé, manière Marilyn ou Liza Minelli. Ces amateurs rêvent leur vie, guidés par Alain Platel et Frank Van Laecke.

3) Rêve d’automne. Au Théâtre de la Ville à Paris, Patrice Chéreau donne corps à un mélodrame du Norvégien Jon Fosse. Valeria Bruni-Tedeschi et Pascal Greggory jouent les amoureux égarés. Magistral.

4) Esto es asi y a mi no me jodais. L’Argentin Rodrigo Garcia présentait en mai au Théâtre de Bonlieu à Annecy une fresque où règnent un Adam aveugle et une Eve pleine de doutes. Réputé provocateur, l’artiste signe une élégie déchirante.

5) En atendant. La chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker joue avec le vent au Cloître des Célestins, au Festival d’Avignon.

6) Souterrainblues. L’acteur Gilles Tschudi estomaque en misanthrope, dans une pièce de Peter Handke, mise en scène par Maya Bösch, au Grütli, à Genève.

7) L’Ecole des femmes. Gilles Privat incarne Arnolphe à Carouge, drôle à pleurer de compassion.

8) La Reine des neiges. A Genève, puis à Lausanne, Joan Mompart propose une virée musicale et poétique dans les neiges d’Andersen.

9) Gina. La danseuse Eugénie Rebetez, 25 ans, s’invente une vie de star, à Genève, puis en tournée.

10) Libido sciendi. Un homme, une femme, nus, quarante-cinq minutes d’amour à froid, au Grütli, à Genève, dans une mise en scène de Pascal Rambert.

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