Dans Mort d’un mathématicien napolitain (1992), il suivait les déambulations nocturnes d’un génie désabusé dans une ville prête à l’engloutir. Dans L’amore molesto (1995), d’après Elena Ferrante, une femme partie vivre dans le nord revenait à Naples pour s’y confronter à un trauma mal évacué… Depuis toujours, Naples la mal-aimée, populaire et chaotique, première ville d’un Sud trop pauvre, crasseux et criminel contrastant avec la splendeur de son cadre géographique et de son centre baroque, a été la grande affaire de Mario Martone. Il le prouve une nouvelle fois dans Nostalgia où, comme en écho à ses premiers films, il s’attache aux pas d’un exilé de retour dans sa ville pour y affronter les démons de son passé.