«Il y a un avant et un après 13-Novembre. Pour nous, ça ne fait que commencer», assène de manière sentencieuse un des chefs de l’antiterrorisme français – dont on ne connaîtra que le prénom, Fred – qu’incarne avec la mine grave de circonstance Jean Dujardin. On est à la fin du cinquième long métrage de Cédric Jimenez, Novembre, et on se dit alors qu’on a un peu perdu notre temps. Car si les attentats meurtriers qu’ont subis le Stade de France, plusieurs terrasses puis le Bataclan le vendredi 13 novembre 2015 sont atroces, la manière dont le réalisateur marseillais raconte les cinq jours qui ont suivi laisse pantois.