Elle et lui sur le toit d’un camion. Ils sont suspendus, sur une aire d’autoroute, dans une nuit qui est celle des chasseurs de coyotes. Ils sont beaux, elle filiforme comme une majorette avec sa casquette piquée à Jack Kerouac, ce vagabond du bitume, lui gommant une jeunesse impétueuse dans des habits de routier. Ils chantent à présent «Je te promets mes bras pour porter tes angoisses/Je te promets mes mains pour que tu les embrasses…» Johnny Hallyday est un viatique pour le routard. Et cette scène est la plus planante et tendre d’Autostop, spectacle au charme volatil de l’autrice et comédienne Floriane Mésenge, à l’affiche jusqu’au 17 août du Festival des arts vivants (far°) à Nyon.