Olivier Py prône l’amour du texte au Festival d’Avignon

Le nouveau directeur privilégie les classiques

Frapper les esprits. C’est l’ambition de tout nouveau directeur de théâtre. Olivier Py, 48 ans, lèvera le rideau le 4 juillet sur son premier Festival d’Avignon en tant que directeur. En attendant, il a dévoilé les grandes lignes d’une programmation qui devrait tenir en haleine le public jusqu’au 27 juillet. Présentation en trois actes.

Avignon change-t-il de cap?

Oui. Hortense Archambault et Vincent Baudriller – qui dirige aujourd’hui le Théâtre de Vidy – ont ouvert le sanctuaire avignonnais à des créateurs tout terrain, chorégraphes-plasticiens, metteurs en scène-musiciens. Olivier Py privilégie, lui, des amoureux du texte, à la ligne plus classique, à l’image de l’Italien Giorgio Barberio Corsetti qui montera Le Prince de Hombourg de Kleist dans la cour d’honneur du Palais des Papes, là même où, en 1952, Gérard Philipe immortalisait le rôle. Symbole de cette attention à l’histoire, le Japonais Satoshi Miyagi (lire LT du 24.09.2013) déploiera le Mahabharata dans la carrière où Peter Brook proposait sa version du texte indien il y a près de 27 ans.

Une vie hors du théâtre?

Olivier Py annonce tables rondes et débats, tous les jours, de 10 heures à minuit, fidèle sur ce point à ces prédécesseurs. Avignon se veut une caisse de résonance, intellectuelle, politique, esthétique.

Quelle place pour Olivier Py?

Le premier artiste à diriger le festival depuis Jean Vilar n’occupera pas la cour d’honneur du Palais des Papes. Mais il créera Orlando ou l’impatience à la FabricA et montera Vitrioli de Yannis Mavritsakis. Par ses audaces, ses passions lyriques, il a souvent électrisé Avignon. S’il brûle toujours, sa première édition frappera.

Festival d’Avignon , du 4 au 27 juillet; www.festival-avignon.com