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«Occupied», la série qui s’installe

La RTS dévoile ce mercredi soir la deuxième saison de la série norvégienne qui raconte l’occupation du pays par les Russes. Le propos se fait plus précis

Le premier ministre norvégien déchu Jesper Berg vit désormais à Stockholm, où il organise la résistance et bâtit un gouvernement de l’ombre. Et où, par ailleurs, il a une aventure avec l’ambassadrice de Russie. Chassé de Norvège par les Russes qui ont envahi le pays après qu’il a voulu arrêter la production de pétrole, le politicien communique avec ses collègues par le biais d’un jeu vidéo en ligne.

La tenancière d’un restaurant dont le mari a été tué par les Russes, elle, a acheté un hôtel avec l’aide d’un Russe. Elle subit les foudres de sa mère, notamment, qui la considère comme une traîtresse.

Une première saison qui avait ulcéré Vladimir Poutine

Deux esquisses du retour d’Occupied, série norvégienne dont la RTS dévoile la deuxième saison ce mercredi soir, trois semaines avant Arte, qui coproduit. En 2015, la première livraison a fait sensation, jusqu’à ulcérer Vladimir Poutine. Imaginée par l’auteur de polars Jo Nesbo, Occupied frappe par cette trame de politique-fiction qui voit la Russie annexer la Norvège et se comporter en invité tyrannique. Au début de la saison 2, le premier ministre qui a remplacé Jesper, et qui se montre pourtant bien accommodant avec la puissance occupante, est écarté à la moindre tension, après une crise dans un terminal gazier.

A propos de la première saison: «Occupied» met les pieds dans le plat russo-européen

La vie d’occupés, le cœur du propos

Après le coup d’éclat géopolitique, Occupied s’installe dans le costume que ses auteurs ont voulu lui dessiner, une fable sur un pays occupé. Le personnage de la patronne de restaurant prend ainsi une grande importance, par sa manière d’illustrer une forme de collaboration. La fragilité du pouvoir à Oslo et les manœuvres de Jesper détaillent aussi les stratégies de l’occupant comme celles des résistants, à l’heure des réseaux.

Les scénaristes insistent sur leur volonté de conter la morbide normalité d’une occupation, mais l’histoire, bien sûr, finit par les rejoindre. A la fin de la préparation de la première saison, la Russie envahissait la Crimée. Au dernier festival Séries Mania, une coproductrice d’Occupied expliquait: «L’écriture de la série se situe bien en amont de l’actualité. Nous fonctionnons sur le vieux principe de fiction, «Et si…?». Dans ce contexte, la saison 2 va plus loin. Mais pour nous, il est toujours effrayant de voir à quel point l’actualité rattrape la fiction…»


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