Marché de l'art

Et si vous vous offriez une estampe de Francis Bacon?

Les prix des toiles de l’artiste britannique – à l’affiche à Paris au Centre Pompidou jusqu’au 20 janvier – ayant connu une progression vertigineuse, nombre de collectionneurs se tournent désormais vers ses estampes, nettement plus accessibles. Ce marché, étroit mais soutenu, a enregistré une croissance régulière depuis vingt ans

Assis sur une chaise, les jambes croisées et le visage déformé, le peintre Lucian Freud, enfermé dans une cage, se détache sur un fond jaune éclatant. Three Studies of Lucian Freud, triptyque de grand format peint en 1969 par Francis Bacon (1909-1992), s’est envolé en novembre 2013, à New York chez Christie’s, à 94,9 millions d’euros, sans les frais, devenant, un temps, le tableau le plus cher du monde.

Il n’est pas rare qu’en ventes publiques les toiles de Bacon partent à plusieurs millions d’euros, voire plusieurs dizaines de millions d’euros. La solution de repli pour les fondus de l’œuvre du peintre né à Dublin et dont les budgets d’acquisition ne sont pas illimités? Se tourner vers les estampes. Si l’on dénombre environ 600 peintures, son œuvre graphique, nettement moins importante, se limite à neuf gravures dont trois posthumes, 21 lithographies et six offsets, qui ont été tirés entre 60 et 180 exemplaires.