Il a suffi d’un livre. Un petit essai de 112 pages, publié chez Grasset juste avant la Coupe du monde de football 2014 au Brésil. Avec Eloge de l’esquive, Olivier Guez racontait avec une érudition passionnante l’histoire du dribble, cet art d’effacer un adversaire tout en gardant la maîtrise du ballon, et cette ambition d’apparence modeste dévoilait l’histoire du Brésil, de la condition noire et de la place du football dans nos sociétés. Elle révéla aussi Olivier Guez en écrivain de référence en France pour parler de football et de littérature.

Prix Renaudot 2017 pour La Disparition de Josef Mengele (Grasset), un autre récit brillant basé sur un harassant travail préparatoire et ayant pour trame l’Amérique latine, l’Alsacien a depuis réalisé des chroniques durant les Coupes du monde 2014 et 2018 pour Le Monde, des reportages pour Le Point, et même un portrait croisé de Pelé et Garrincha, les deux pôles contraires du football brésilien, pour L’Equipe. Il a été invité à suivre la demi-finale de la Coupe du monde 2018 France-Belgique dans l’entourage d’Emmanuel Macron et à donner le coup d’envoi d’un match de son équipe favorite, le Racing Club de Strasbourg.