Chaque soir ou presque, Omar Porras pose un baiser sur les lèvres de velours de sa Carmen. Comme à la fin des années 1980 quand, tout jeune et à peine débarqué de Bogota, il montait des pièces qui étaient des miniatures baroques, moins de trois minutes sur la ligne 1 du métro parisien, deux minutes quarante exactement, pour qu’il ait le temps d’insuffler la vie à ses pantins et de passer le chapeau.