Si l’on peut considérer l’Apocalypse de saint Jean ou le Ragnarök comme des récits d’anticipation, cela veut dire que ça fait un bout de temps qu’on tente d’imaginer la manière dont notre monde va mourir. Dans ces grands films catastrophes que sont les mythologies, la responsabilité du consummatum est incombe surtout au caractère irascible des dieux, ou à un quelconque déséquilibre cosmique.

Si on fait abstraction des désagréments que nous a valus l’histoire de cette pomme si belle et si bonne à manger, le facteur anthropique est plutôt absent des scénarios primordiaux de la fin du monde. Ce n’est plus le cas aujourd’hui: la responsabilité de l’homme dans la destruction de son environnement est devenue un topos généralement partagé.