Elle a la voix adolescente, le ton chantant et le visage solaire. Ophélie Gaillard est violoncelliste de carrière. Son tempérament passionné la pousse sur les chemins de traverse les plus fertiles. De la musique baroque à la création contemporaine, son parcours passe par le tango, la bossa-nova, l’enseignement, la direction de son ensemble Pulcinella et les projets où les arts se conjuguent au pluriel. Elle envisage sa vie professionnelle comme un jeu de piste dans une incessante chasse au trésor musical.

Son dernier bijou? Un double CD Vivaldi, conçu entre obscurité et lumière sous le titre I colori dell’ombra. Qu’est-ce qui anime cette curieuse de tout, à la sortie de son quatorzième opus discographique parmi de nombreux récompensés? Un caractère énergique et positif, certainement. «Je suis hyperactive, c’est vrai. Mais avec aussi de grands accès de mélancolie, dont je pense qu’ils sont aussi bons pour la musique.»