En 2018, la Terre a été ravagée par des extraterrestres d’une exubérante agressivité. Hybrides obscènes de singes et d’araignées, ces créatures vives comme l’éclair compensent leur cécité par une ouïe phénoménale: leur tête ne se compose que de cavités auriculaires amovibles et de crocs acérés. Une épingle qui tombe à 500 mètres? Ils se précipitent et déchiquettent… Plus rien ne bouge dans la campagne où se terrent de rares survivants, comme la famille Abbott qui va faire ses courses à pas de velours et se planque dans une cave insonorisée. Doté d’un budget de 17 millions de dollars, Sans un bruit (A Quiet Place) a rapporté 300 millions de dollars. L’exploit appelait une suite – dont la pandémie a différé de plus d’une année la sortie.

Sans un bruit 2 revient au jour 1 de la catastrophe. On apprend que les envahisseurs, ces salauds, ont attaqué l’Amérique dans ce qu’elle a de plus sacré: le jour d’un match de base-ball! Débandade et galimafrée générale! 479 jours plus tard, Evelyn Abbott (Emily Blunt), désormais veuve, ses enfants, Regan, Marcus et le petit dernier, né lors d’une nuit d’épouvante, quittent leur abri. Dans une usine désaffectée, ils retrouvent Emmett (Cillian Murphy), un voisin que la peur et la solitude ont rendu bourru. Ils découvrent une station de radio diffusant en boucle Beyond the Sea (la version américaine de La Mer, de Trenet). C’est un signal! Une poignée de miraculés appellent les rescapés à rejoindre leur petite communauté insulaire. Emmett et Regan prennent la route. Elle s’avère dangereuse…