Cinéma

Oscars 2019: Black is beautiful et viva Mexico!

La 91e cérémonie des Oscars démontre enfin une volonté d’ouverture. La culture africaine-américaine se taille une belle part du gâteau avec «Green Book» et plusieurs autres récompenses, tandis que le cinéma mexicain démontre une nouvelle fois sa puissance avec «Roma» d’Alfonso Cuaron

Sans remonter à la rivalité entre Edison et les frères Lumière au début du cinématographe, force est de constater que le cinéma français nourrit un complexe incurable envers le cinéma américain, qui le contraint à placer rituellement la cérémonie des Césars sous le patronage d’un invité d’honneur venu des Amériques. Cette année, c’est Robert Redford qui s’y collait et qui semblait bien en peine de goûter à des gemmes de l’esprit français telles que «un film, c’est comme un homme: c’est quand c’est bien monté que ça devient intéressant»…

Hollywood n’a pas besoin d’inviter une star française (Kad Merad? Gilles Lellouche? Alex Lutz?) pour légitimer sa remise des prix. Cette année, même le recours à un comique pour diluer la solennité n’a pas été nécessaire: Kevin Hart, le clown pressenti, s’est désisté au lendemain de sa nomination, lorsque d’anciens tweets jugés homophobes ont refait surface. Pour la première fois depuis trente ans, la soirée s’est passée de présentateur et tout s’est très bien déroulé.