Le Temps: Quels seront les moments forts de cette première saison?

Thierry Loup: Nous aurons une dizaine d’exclusivités suisses. L’accent est mis sur le ballet. Pour ne citer qu’un exemple, nous aurons en mars la compagnie de Philippe Decouflé. Le public fribourgeois est amateur de danse, sous toutes ses formes. C’est un art qui nous tient à cœur, car il réunit les deux parties linguistiques du canton.

– Si vous deviez qualifier votre patte artistique?

– J’aime le théâtre populaire à la Jean Vilar, qui doit être ouvert au monde, curieux, comme je le suis avec mon cœur. Je propose un éclectisme de qualité dans les choix musicaux et théâtraux.

– Dans la phase politique du projet, les partisans brandissaient l’ambition culturelle de Fribourg, qui devait se faire entendre, entre Berne et Lausanne. Sera-ce le cas?

– Je ne pense pas qu’il y ait eu un désert et je crois beaucoup aux théâtres de proximité. Il est important de donner aux gens à voir près de chez eux. L’extension de notre offre suscite du répondant. Les abonnements ont augmenté de 50% cette saison. Certains spectacles continueront d’être alimentés par le public fribourgeois, mais nous pourrons accueillir des productions plus prestigieuses pour lesquelles on viendra de Lausanne, voire de Genève. 700 places, pour Fribourg, ce n’est pas du luxe, c’est la jauge parfaite.

– Equilibre ne sera-t-elle qu’une salle d’accueil?

– Je ne dis pas qu’il n’y aura pas de création, mais celle-ci continuera de se faire en priorité à Nuithonie. Créer et rentabiliser dans un lieu comme Equilibre est un très gros investissement.

– Sur quels sponsors pouvez-vous compter?

– A la fois sur la Loterie romande et le Casino Barrière! Mais aussi, pour 450 000 francs, sur des sponsors industriels. Je devais les trouver pour pouvoir travailler correctement.

www.equilibre-nuithonie.ch