Il est impossible d’évoquer Pacifiction sans résumer la carrière dans les marges d’Albert Serra, réalisateur de films vertigineux et auteur volontiers poseur à ses débuts lorsqu’il a pu affirmer être vierge de toute influence, en mode «avant moi le déluge». En une quinzaine d’années, alors que son cinéma est peu diffusé dans les grands circuits de distribution, le Catalan s’est construit une solide base d’admirateurs grâce à sa présence dans les festivals.