Exceptionnel. C’est le mot qu’a employé Jacques Monnier, programmateur du festival, pour qualifier le public de Paléo 2017. «Vendredi, les spectateurs étaient nombreux sous la pluie battante, en pèlerines multicolores, devant le concert de Black M», mentionne-t-il, réjoui.

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A l’heure de clore la 42e édition du festival, les organisateurs se félicitent d’une semaine musicale réussie, sans accrocs techniques ni d’ordre sécuritaire, mais remercient avant tout un public «fidèle, curieux et tolérant». Tolérant par exemple avec un Renaud «un peu triste», qui a tout de même reçu samedi «une énorme dose d’amour et d’émotion de la part du public et est reparti heureux», confie Jacques Monnier.
Syndrome de nostalgie

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Syndrome de nostalgie

Fidèle aussi, malgré sa déception après la performance plutôt fade des Red Hot Chili Peppers mardi soir. «Ça n’a pas cannibalisé la fréquentation des autres concerts», assure Daniel Rossellat, qui ne regrette pas pour autant la venue des Américains sur la plaine de l’Asse. «Personnellement, je n’ai pas été déçu. L’annonce de leur venue avait focalisé tellement d’attention, l’attente était énorme et cristallisait une certaine forme de nostalgie. Et c’est bien connu, la nostalgie est souvent plus belle que la réalité», analyse le directeur du festival, heureux de pouvoir ajouter le nom de la mythique formation au palmarès de Paléo.

D’autres artistes ont davantage su séduire les festivaliers, à l’instar de Julien Doré, enchanteur devant des gradins pleins à craquer mercredi, ou encore Macklemore et son rap branché, qui ont vu la foule se dandiner jusqu’en haut de la Terrasse en fin de soirée samedi.

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Europe du Sud au Village

Succès également du côté de la Ruche, l’espace dédié aux arts du cirque et de la rue qui, pour cette édition anniversaire, a connu une hausse de fréquentation de 30%. Et si le Village du Monde aux couleurs de l’Amérique centrale n’a pas suscité l’engouement de l’édition celte de 2016, les festivaliers ont tout de même été nombreux à déguster des quesadillas et à déambuler au rythme des mariachis. L’an prochain, cet espace phare de Paléo sera dédié à l’Europe du Sud, comprendre l’Italie, l’Espagne et le Portugal. «Une région proche de nous mais encore source de nombreux clichés, dont il s’agira de faire découvrir différentes facettes, autant au niveau de la programmation que de la nourriture et des boissons», détaille Daniel Rossellat.

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Une édition qui promet déjà «de jolis projets excitants». Le directeur du festival, revenant sur l’annonce du rachat de l’Openair Frauenfeld par le géant Live Nation, l’envisage malgré tout avec sérénité. «Le risque serait que Live Nation se serve avant nous pour la programmation des groupes. Nous devrons donc anticiper ces évolutions. Mais Paléo a de nombreux atouts à faire valoir, notamment sa qualité d’accueil et sa crédibilité. Pour de nombreux artistes, nous restons incontournables.»


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