cinéma

Palmarès des films de 2011

Les critiques du «Temps» choisissent leurs films préférés de l’année

Les choix d’Antoine Duplan

Melancholia, de Lars von Trier (Danemark)

Pour l’éblouissante noirceur de la dépression. Pour la grâce du no future. Pour la beauté sélénite de Kirsten Dunst.

Habemus Papam, de Nanni Moretti (Italie)

Le satiriste introduit la psychanalyse au Vatican, et témoigne d’un humanisme inquiet en imaginant la faillibilité du pape.

Pina, de Wim Wenders (Allemagne)

Célébrant les noces de la danse et de la 3D, cet hommage inspiré à une créatrice défunte proclame la victoire de la vie.

Le Havre, d’Aki Kaurismäki (Finlande)

Le Havre repeint aux couleurs pastel de la solidarité, de la fraternité et de la liberté.

A Dangerous Method, de David Cronenberg (GB/Canada)

L’aube de la psychanalyse filmée avec rigueur par le cinéaste des mutations.

Winter’s Bone, de Debra Granik (USA)

Sur l’ubac du rêve américain, une adolescente se bat pour sauver sa famille.

Une Séparation, d’Asghar Farhadi (Iran)

Un divorce entre adultes consentants sert de prétexte à une vivisection de la société iranienne d’aujourd’hui.

The Artist, de Michel Hazanavicius (France)

Hollywood renoue avec sa splendeur perdue à travers un film français, muet, noir et blanc.

Nostalgia de la luz, de Patricio Guzman (Chili)

De la poussière à la lumière. Un extraordinaire poème métaphysique.

Vol spécial, de Fernand Melgar (Suisse)

Ce documentaire sur les demandeurs d’asile en fin de droit en appelle à la fraternité.

Les choix de Norbert Creutz

Melancholia, de Lars von Trier (Danemark)

Une sortie malheureuse et un procès d’intention stupide l’ont privé de la Palme d’or, sans entamer sa puissance visionnaire.

Une Séparation et A propos d’Elly,d’Asghar Farhadi (Iran)

Ou comment la censure peut avoir du bon, poussant un cinéaste inconnu vers des sommets de réalisme et de finesse.

Il était une fois en Anatolie, de Nuri Bilge Ceylan (Turquie)

Ou quand un maître turc allie l’hommage à Sergio Leone et le polar métaphysique façon Dürrenmatt. Sidérant.

Les Chemins de la liberté (The Way Back), de Peter Weir (USA)

Le cinéaste australien signe un magnifique film d’aventures humaniste comme on n’en fait plus: physique, politique et bouleversant.

A Dangerous Method, de David Cronenberg (GB/Canada)

L’autre grand film d’aventures de l’année, intellectuelle, intime et vertigineuse celle-là.

Vincere, de Marco Bellocchio (Italie)

L’épouse et l’enfant cachés de Mussolini. Une leçon de cinéma historique moderne. Les Neiges du Kilimandjaro, de Robert Guédiguian (France)

Une des plus belles réussites du cinéaste marseillais, qui met sa petite famille à l’épreuve de la nouvelle pauvreté.

Beginners, de Mike Mills (USA)

Quand un père fait son coming out, une nouvelle vie s’ouvre pour son fils. Un ton confessionnel d’une rare sincérité.

La Solitude des nombres premiers, de Saverio Costanzo (Italie)

Le triste sujet, d’après un best-seller, a ses limites. Mais la mise en scène, saisissante, transcende cette cruauté amoureuse.

Hugo Cabret, de Martin Scorsese et Minuit à Paris, de Woody Allen (USA)

Pour leur nostalgie si intelligente.

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