Palmarès

Le palmarès de nos critiques

Les choix d’Arnaud Robert

Tinariwen, Tassili (Anti)

Le retour de Touaregs, lointains rebelles du désert jadis soutenus par Kadhafi. Leur guitare est la meilleure arme.

Tom Waits, Bad as me (Anti)

Roi des voix goudronnées, cabaret tordu, textes tordants.

Anthony Joseph and the Spasm Band Rubber Orchestras (Heavenly Sweetness)

Enfin le vrai album de cet Anglais de Trinidad. Poète mutin.

Lil Wayne, Tha Carter IV (Cash Money)

Le plus grand rappeur depuis la fin du rap.

Tigran Hamasyan, A Fable (Universal Jazz)

Un pianiste qui ne cesse de se dépasser lui-même.

Les choix d’Olivier Horner

James Blake, James Blake (R + S Records)

Pour la mélancolie inouïe tirée des machines par la perle anglaise du dubstep.

Other Lives, Tamer Animals (TBD Records)

Pour le lyrisme folk et le souffle ardent des panoramas sonores des Américains.

L, Initiale (Tôt ou Tard)

Pour les chansons grisantes aux atmosphères de film noir-blanc de la Française.

Timber Timbre, Creep on Creepin’on (Arts&Crafts) Pour les paysages folk-pop hantés et lumineux d’orfèvres canadiens.

Fauve, Clocks’n’Clouds (Two Gentlemen)

Pour la finesse de la mécanique electro-rock du Romand.

Les choix de Rocco Zacheo

Connan Mockasin, Forever Dolphin Love (Because)

Un voyage troublant et hypnotique, empreint d’une poésie orchestrale fragile et déroutante.

Atlas Sound, Parallax (4AD Records)

Bradford Cox prolonge en solitaire la ligne claire d’«Alcyon Digest», chef-d’œuvre de Deerhunter.

PJ Harvey, Let England Shake (Island)

Un grand manifeste pacifiste, sombre et strident.

Timber Timbre, Creep on Creepin’on (Arts&Crafts) Le plus beau détournement des traditions du sud américain: un blues hypnotique et une voix de crooner lunaire.

Wilco, The Whole Love (dBpm-Anti)

Après le lointain «Yankee Hotel Foxtrot», les Américains retrouvent les hauteurs en élaguant. Une œuvre apaisée.

Les choix de Philippe Simon

Roly Porter, Aftertime (Subtext)

Moitié de Vex’d, l’Anglais livre un album d’ambient corrodé.

Mika Vainio, Life (… It Eats You Up) (Editions Mego)

Direction la Finlande pour des manipulations rupestres de guitare et de rythmes au pas d’ours.

Kode9 & The Spaceape, Black Sun (Hyperdub)

Où le terme «dubstep» veut encore dire autre chose que sa signature stylistique.

Jenny Hval, Viscera (Rune Grammofon)

La Norvégienne étire les contraintes du genre «chanson» en l’alliant aux préceptes de l’improvisation.

Ellen Fullman, Through Glass Panes (Important)

Avec des violoncellistes, la grande dame revitalise son concept de stases métalliques.

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