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Cannes, 12 mai 2018.
© Alberto Pizzoli / AFP

#Un jour, un tweet

Des Palmes et peu de femmes, chabadabada…

Montée des marches symbolique, samedi soir, avec 82 femmes. Pour 82 réalisatrices, seulement, invitées en Compétition depuis 1946

Jusqu’au 19 mai, le hashtag #Cannes2018 sera l’un des plus utilisés sur Twitter. Chaque jour, parmi les milliers de gazouillis générés par le festival, «Le Temps» en retient un, prétexte à parler de Cannes, du cinéma, mais pas seulement.

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A Cannes, on aime les photos symboliques. Il y avait eu celle, pour une édition anniversaire, réunissant toutes les Palmes d’or de l’histoire du festival. Elle était belle, mais mettait aussi en évidence ce qui, à l’époque, ne choquait guère, ou du moins pas tout le monde: depuis 1946, une seule réalisatrice, Jane Campion pour La leçon de piano (1993), a obtenu le Graal. Cette année, la photo qui fera date, c’est celle d’Agnès Varda et Cate Blanchett prenant la parole en haut des marches menant au Grand Théâtre Lumière, pour un appel à l’égalité salariale. Une cinéaste française proche de la Nouvelle Vague, une actrice australienne faisant carrière à Hollywood. Deux parcours, deux générations, mais un même discours féministe. Le symbole était, là, vraiment fort.

«Nous mettons au défi nos gouvernements et nos pouvoirs publics pour appliquer les lois sur l’égalité salariale. Nous mettons au défi nos institutions pour organiser activement la parité et la transparence dans les instances de décision. Nous demandons l’équité et la réelle diversité dans nos environnements professionnels», ont déclaré les deux femmes en français et en anglais. Avant de rappeler: ce sont deux femmes qui ont obtenu une Palme d'or. Mais alors que celle de Jane Campion était une double Palme ex æquo, celle décernée à Agnès Varda était honorifique...

Trois chances de Palme sur vingt et un films

Depuis 1946, 82 réalisatrices ont été invitées en Compétition, contre 1688 réalisateurs. Pour mieux souligner ce chiffre, ce sont 82 femmes qui ont foulé samedi soir le tapis rouge. Cette année, elles sont 3 femmes pour 18 hommes en lice pour la Palme. Soit 14%. C’est bien plus que la moyenne, mais c’est encore trop peu pour avoir, sur les écrans, une diversité de points de vue et d’approches qui ne soit pas uniquement géographique.

Parmi ces trois réalisatrices, seule Eva Husson a pour l’heure présenté son film, samedi soir après cette montée des marches symbolique. Les Filles du Soleil raconte une histoire vraie, celle d’un bataillon de combattantes kurdes luttant contre les radicaux islamistes. Le film est porteur d’un discours féministe, on y voit plus de femmes que d’hommes. Il n’en est pas moins bancal, maladroit. Il ne faudrait pas qu’il soit primé pour de mauvaises raisons, ce qui desservirait au final l’appel lu par Agnès Varda et Cate Blanchett.

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