Marier demi-meules et DJ, châteaux et disco, art et canapés: depuis sa création il y a dix ans, le Palp n’a cessé de sortir des sentiers battus en proposant des évènements insolites sur les hauteurs valaisannes. Un goût pour l’inattendu et les grands espaces devenu la marque de fabrique du festival – et particulièrement propice aujourd’hui. Alors que la plupart des grands rendez-vous estivaux ont déclaré forfait, le Palp présente ce jeudi une programmation corona-compatible étonnamment riche, étalée de juin à novembre.

Attablé sur sa terrasse favorite de Martigny, Sébastien Olesen a la tête qui fourmille – encore plus que d’habitude, c’est dire. Voilà des mois que le directeur et son équipe vivent au rythme des conférences de presse, des scénarios catastrophe et des espoirs. «Au départ, on a versé quelques larmes, on pensait devoir tout annuler. Mais on s’est rapidement remis à la tâche: en tant que festival modulable, il fallait essayer de proposer quelque chose, même pour cinq personnes et même si ça n’est pas rentable», souligne Sébastien Olesen.